Détenir un immeuble depuis l'étranger, ou à l'étranger

Immobilier détenu par un non-résident ou situé à l'étranger : revenus, plus-values, IFI, taxe de 3 % et obligations déclaratives.

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Sommaire

Ce qui se présente

Deux situations symétriques, et deux séries d’obligations que l’on découvre en général au moment de vendre.

Le non-résident qui loue un appartement en France, et qui apprend à la vente qu’un représentant fiscal peut être exigé, que la plus-value supporte l’impôt et les prélèvements sociaux, et que ses années de location n’ont pas été déclarées où il fallait.

Le résident de France propriétaire à l’étranger, qui ignore que ses loyers étrangers doivent figurer dans sa déclaration française même lorsqu’ils sont imposés à l’étranger, et que le bien entre dans l’assiette de l’IFI.

Ce que dit la règle

SituationRégime
Loyers d’un immeuble français perçus par un non-résidentimposables en France, avec un taux minimum d’imposition sauf justification contraire
Plus-value de cession par un non-résidentimposable en France, prélèvements sociaux inclus, avec représentation fiscale dans les cas prévus
Loyers d’un immeuble étranger perçus par un résidentà déclarer en France, la convention réglant l’élimination de la double imposition
IFIles immeubles étrangers d’un résident sont dans l’assiette ; ceux d’un non-résident le sont pour leurs biens français
Société étrangère détenant un immeuble françaistaxe annuelle de 3 % sur la valeur vénale, sauf déclaration annuelle des associés (articles 990 D et suivants du CGI)

Ce que le cabinet fait de ces règles

Avant l’acquisition, l’intervention consiste à choisir le mode de détention pour ce qu’il coûtera à la sortie et non seulement à l’entrée : détention directe, société civile, société étrangère, chacune a son régime de revenus, de plus-value, de transmission et d’IFI.

Pendant la détention, elle consiste à tenir les obligations déclaratives, dont la plus oubliée est la déclaration annuelle qui exonère de la taxe de 3 %.

À la cession, elle consiste à préparer le calcul de la plus-value, à vérifier l’exonération éventuellement applicable et à traiter la représentation fiscale. Voir plus-values et impôt sur le revenu.

Questions fréquentes

Un non-résident paie-t-il des prélèvements sociaux sur ses loyers français ?

Les revenus immobiliers de source française supportent les prélèvements sociaux, avec un taux réduit pour les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale d’un autre État de l’Union.

Faut-il un représentant fiscal pour vendre ?

Il est exigé dans les cas prévus par la loi, selon le lieu de résidence du vendeur et le montant de la cession. Des dispenses existent.

Qu’est-ce que la taxe de 3 % ?

Une taxe annuelle sur la valeur vénale des immeubles français détenus par des entités étrangères, à laquelle on échappe en déclarant chaque année les associés et la consistance des biens.

Mon immeuble à l’étranger entre-t-il dans l’IFI ?

Oui, si vous êtes résident de France. Une convention peut en limiter les effets.

Cet article expose un cadre général et ne remplace pas l’examen de votre dossier : chaque situation a ses dates, ses chiffres et ses pièces.

Les situations les plus fréquentes

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